Festival BACH de lausanne
Baroque Academy
small_Cappella_Mediterranea_@Emilio Tenorio Cappella Mediterranea
small_Leonardo García Alarcón_©Bertrand Pichene Leonardo García Alarcón
small_Choeur de Chambre de Namur_©Frederic Maurel Choeur de Chambre de Namur
small_Flores Mariana_@Jean Baptiste Millo Flores Mariana
small_Giuseppina Bridelli_@Francesco Squeglia Giuseppina Bridelli
small_Paulin Bundgen_@Florian_PEALLAT Paulin Bundgen
small_Contaldo Valerio Contaldo Valerio
smallAlain Buet Alain Buet
small_Carmina Latina_©Bertrand Pichene Carmina Latina

Concert 1

Vendredi 3 novembre, Cathédrale de Lausanne, 20h

 

Leonardo García Alarcón, direction
Chœur de Chambre de Namur
Cappella Mediterranea

 

 
Chanteurs solistes :

  • Mariana Flores, soprano I
  • Giuseppina Bridelle, soprano II
  • Paulin Bündgen, alto
  • Valerio Contaldo, ténor
  • Alain Buet, basse

 

 

« Bach: Messe en si mineur », BWV 232

 

 

 
Affiche de rêve pour le concert d’ouverture du 20ème Festival Bach de Lausanne: la Messe en si, dirigée par Leonardo García Alarcón! Jadis assistant de Gabriel Garrido, le brillant et très imaginatif chef argentin s’est depuis longtemps spécialisé dans le répertoire baroque où il fait des merveilles. Outre d’excellents solistes dont il s’est assuré le concours, il nous vient avec la Cappella Mediterranea qu’il a fondée en 2005, et avec le Chœur de chambre de Namur dont il est le directeur artistique depuis 2010. La Messe en si ne s’est pas faite en un jour. De 1724 à 1749, il n’a pas fallu moins d’un quart de siècle à Bach pour la parachever. Grande œuvre récapitulant les époques qui l’ont précédée en même temps que tendue vers l’avenir (le propre des chefs-d’œuvre), elle réunit contrepoint sévère et couleurs du madrigal, Allemagne et Italie, ombres et lumières. Le tout, parfaitement sublime.

 

 

 
Cappella Mediterranea
 

Violon I Alto Hautbois Trompette
Girolamo Bottiglieri Martine Schnorhk Patrick Beaugiraud Guy Ferber
Lathika Vithanage Lola Fernández Irene del Río Busto René Maze
Juliette Roumailhac Isabelle Gottraux Béatrice Zawodnik Aline Théry
Anne Millischer Violoncelle Basson Cor
Violon II Diana Vinagre Jean-Philippe Iracane Teunis van der Zwart
Sue-Ying Koang Balázs Maté Philippe Miqueu Timbales
Catherine Plattner Contrebasse Flûte traversière Marie-Ange Petit
Jeanne Mathieu Eric Mathot Serge Saïta Orgue positif
  Olivier Riehl Vincent Thevenaz

 
Chœur de Chambre de Namur
 

Soprano I  Alto / Contre-ténor Basse
Eugénie de Padirac Jean-Sébastien Beauvais Kamil Ben Hsain Lachiri
Elke Janssens Guillaume Houcke Etienne Debaisieux
Aurélie Moreels Damien Ferrante Philippe Favette
Mathilde Sevrin Jérôme Vavasseur Sergio Ladu
Hanna Al Bener Logan López González Jean-Marie Marchal
Soprano II Ténor  
Anaïs Brullez Pierre Derhet  
Marine Lafdal Franc Thibault Lenaerts  
Maria Nunes Frederico Projecto  
Lieve Van Lancker Jonathan Spicher  
Gwendoline Blondeel Gabriele Bonfanti  

 

 

 

 

 

 

AssocCathedrale  En collaboration avec la Société des Concerts de la Cathédrale de Lausanne  Cathedrale

 

   Cappella Mediterranea est soutenu par le ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Ville de Genève et une fondation privée Genevoise

 

Le Chœur de Chambre de Namur bénéficie du soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (service de la musique et de la danse), de la Loterie Nationale, de la Ville et de la Province de Namur. Il est également soutenu par le Port Autonome de Namur

 

 
© images | Cappella Mediterranea : Emilio Tenorio; Carmina Latina : Bertrand Pichene; Choeur de Chambre de Namur : Frederic Maurel, France Dubois; Leonardo García Alarcón : Franck Ferville, Bertrand Pichene; Mariana Flores : Jean Baptiste Millo; Giuseppina Bridelli : Francesco Squeglia; Paulin Bundgen : Florian Peallat

 

 
Commentaire personnel

La Messe en Si résonne comme le socle de la musique occidentale.
C’est une magistrale synthèse de trois siècles de musique à travers les traditions musicales de l’Allemagne, de la Flandre, de la France et de l’Italie.
Bach a eu peut-être conscience pour la première fois de l’importance de léguer à l’humanité une grande pièce comme l’avaient fait déjà tous les grands compositeurs des grandes messes romaines.
Il a choisi parmi les meilleures mouvements des cantates écrites à Leipzig depuis son arrivée en 1723 dans cette ville, pour adapter le texte en latin et transmettre à travers cette œuvre une synthèse de son art.
On remarque aussi que dans son écriture, surtout depuis le credo, il est influencé par tout ce qu’il en train de créer dans l’univers du contrepoint, L’Art de la fugue BWV 1080 (1742-1750), les Variations de Goldberg BWV 988 (ca. 1740) , les Variations canoniques Vom Himmel hoch da komm’ ich her BWV 769 et l’Offrande Musicale BWV 1079 (1747).
Le concept abstrait d’Œuvre d’Art Total est très présent dans son écriture car il semble impossible que cette pièce ait été jouée dans son intégralité au cours de la liturgie, mais il est évident qu’il s’agit pour lui de léguer son art de la composition aux générations futures.

A titre personnel, je dois vous dire que la Messe en Si est quelque chose de très important. Je n’oublierai jamais le choc que j’ai eu à l’âge de 10 ans quand je l’ai entendue dans la version de Franz Brüggen à La Plata en Argentine.
Je me souviens du besoin presque physique de me procurer la partition pour visualiser ce chef d’œuvre et l’étudier.
J’ai pu le faire à l’âge de 13 dans la seule version existante dans ma ville, celle de l’ancienne édition de la Bachgesellschaft. C’est grâce a cette œuvre que je pense être devenu musicien.

J’ai commencé à apprendre le contrepoint en jouant les voix, puis la partie de basse continue sur mon piano, que j’avais alors accordé à 415 hz pour pouvoir accompagner les disques de Franz Brüggen, à défaut de pouvoir me procurer un clavecin.
Dès ce moment, je savais que c’était une œuvre qui n’allait jamais me quitter et reste aujourd’hui un idéal de perfection absolu pour moi, tous arts confondus.

C’est pour cette raison que j’ai attendu longtemps avant de me sentir à la hauteur pour diriger cette oeuvre, pour tout ce qu’elle signifie pour l’histoire de la musique mais aussi pour le poids qu’elle exerce dans ma propre histoire, miroir de ma vie et mémoire de mon existence et de celle de mes proches.
Il est très important pour moi aussi de pouvoir sentir et faire ressentir aux artistes et au public à quel point la Messe en si mineur est une œuvre techniquement et spirituellement œcuménique.
Johann Sebastian Bach est au-delà de toute frontière grâce avec son pouvoir de création qui fait que la musique soit au-delà de tous les dogmes.

Créer cette œuvre au Festival Bach de Lausanne est un grand honneur pour moi et mes ensembles Cappella Mediterranea et Choeur de Chambre de Namur.

 

Leonardo García Alarcón